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Femmes de Vins

Où sont les femmes ? On me dit dans mon oreillette qu’elles seraient 30 % à exercer le métier de viticultrices. Chez Wine Republik, on s’est dit qu’il était temps de vanter leur talentueux savoir-faire.

Il suffit de parcourir notre douce France pour se rendre compte que le monde du vin est un truc de bonhommes. Perchés sur leurs tracteurs, courbés sur leurs ceps, juchés sur leurs cuves, accrochés à leurs bouteilles, les mâles occupent l’espace. Pourtant, un viticulteur sur 3 est une viticultrice ! Et quand on regarde les chiffres de près pour l’œnologie et la sommellerie, on flirte même avec les 50 % de femmes. En réalité, les femmes ont toujours été présentes dans les domaines… de près ou de loin.

Femmes de…

Il y a bien sûr les femmes de viticulteurs. Longtemps considérées comme des « pièces rapportées » – leur statut légal ne sera reconnu qu’en 1999 – elles ont désormais leur mot à dire. Elles ne se contentent plus de gérer la paperasse et de faire la popote aux vendangeurs : certaines « femmes de » ont pris le « pouvoir » ! Elles forment désormais un vrai duo professionnel avec leur mari. C’est le cas de Florence Chazallon, du Château de la Selve : en 2006, elle lâche son poste de secrétaire juridique dans un cabinet d’avocats à Lyon pour rejoindre Benoît (son mari) sur le jeune domaine créé en 2002. « Avec Benoît, nous avons toujours eu la certitude que ce terroir du Sud de l’Ardèche possédait un fort potentiel. Mais ça ne suffisait pas ! Il a fallu apprendre sur le tas, apprivoiser la vigne et découvrir un nouveau métier. Dans un premier temps, je me suis naturellement tournée vers la partie commercialisation et communication. Mais aujourd’hui, nous sommes vraiment dans une logique de binôme sur tous les fronts« . La force du Château de la Selve c’est donc la complémentarité qui existe entre Florence et Benoît : ils échangent et travaillent naturellement ensemble de la vigne à la cave. « Aujourd’hui, nous partageons le même projet, la même passion et surtout la même réalité ».
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Dans le nouveau paysage viticole, il est désormais possible de croiser la route de domaine 100 % féminin, avec de vraies femmes dedans. Et franchement, ce n’était pas gagné d’avance ! Avant de devenir des exploitantes à part entière, les femmes n’ont pas seulement été obligées de faire leur preuve, elles ont dû combattre des vieux clichés et des idées reçues pas bien folichonnes. Longtemps cantonnées aux tâches « faciles » et ingrates de la vigne (ramasser les sarments, ébourgeonner, relever…), les femmes se sont tournées vers des activités réservées davantage aux hommes… Il faut dire qu’avec des grosses bécanes conçues d’après les standards masculins (les mensurations des tracteurs sont adaptés aux hommes…) et des croyances populaires, les femmes sont parties de loin. Pendant longtemps, l’accès à la cuverie était même formellement interdit aux femmes. Paraît qu’elles faisaient tourner le vin. Bref, on vous passe les détails ! Ce qui compte, c’est le présent et surtout l’avenir. N’est-ce pas Caroline Missoffe ? Avec sa sœur, elle a pris les commandes du Mas de la Dame, dirigé pendant près d’un siècle par des hommes… « Quand nous sommes arrivées en Provence, on a nous a d’abord surnommées les “parisiennes” puis  “les petites »« . Pas de doute, elles devaient faire leurs preuves auprès des vignerons du coin. Les frangines se sont accrochées pour faire du Mas de la Dame une référence incontournable de l’appellation. Elles sont aujourd’hui des « vraies viticultrices » sur un terroir qui selon elles, correspond très bien à des femmes !
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Des vins de femmes ?

Au fond, c’est peut-être un faux débat… Car celui qui se cache derrière l’étiquette, qu’il soit un homme ou une femme, met toujours une part de lui dans le vin qu’il imagine. Plutôt qu’une question de genre, le vin est donc surtout une question de personnalité ! Pour Caroline Missoffe, l’important, ça reste le terroir « au Mas de la Dame, il a su nous mettre à l’aise dès le départ !« . Alors évidemment on pourra dire que les femmes sont plus créatives, plus sensibles, plus à l’écoute, plus ceci ou plus cela. Une chose est sûre, les femmes sont probablement plus ouvertes : les associations de femmes viticultrices fleurissent dans toutes les régions viticoles. Leur objectif : s’entraider, associer leurs forces pour défendre leur production, organiser des dégustations, préparer des conférences techniques, échanger sur le millésime à venir… Florence Chazallon, membre des « Femmes Vignes Rhône » se sent « parfaitement libre de discuter, de partager ses réussites et ses déboires en toute humilité avec les autres femmes du métier. C’est très constructif, les femmes ne se regardent pas en chien de faïences, elles avancent ! ». Mais jusqu’où iront-elles ?!?

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